Les agents de la Monusco Lubumbashi, autant que ceux de partout au pays s’opposent à la fermeture précipitée de certains bureaux en RDC. Ils ont manifesté leur opposition ce 6 mai le matin, devant leurs installations, avec prévision de revenir le jour suivant. Des questions d’argent sont également évoquées par les agents qui craignent des sorties sans indemnités.
C’est le début d’une suite de manifestations qui « pourraient s’allonger si les revendications des agents ne rencontrent pas les solutions souhaitées ». Germain Makobo, représentant du personnel congolais de la Monusco à Lubumbashi assure qu’il y a plusieurs revendications dont le but est d’améliorer le travail au sein de l’institution.
« Il avait été décidé par assemblée générale de l’Onu qu’on ne fermerait aucun bureau -de la Monusco- jusqu’à l’évaluation prévue en octobre prochain. Ainsi on pourrait décider de la fermeture. Mais localement, l’administration a décidé de fermer certains bureaux précipitamment, ce qui nous surprend car les décisions et les moyens de fonctionnement viennent de l’assemblée générale », s’indigne-t-il.
Indemnités de sortie des agents de la Monusco
Faisant allusion à la fermeture définitive, Germain Makobo a indiqué que leurs revendications voudraient aussi que les indemnités de sortie soient garanties aux agents à la fermeture partielle ou totale. Car, « nous sommes sous contrat à durée déterminée et ne voyons pas de garantie à la fin de la mission onusienne ».
A la Monusco, les agents disent vouloir « faire raisonner l’administration qu’elle revienne à la résolution de l’assemblée générale qui interdit la fermeture », ajoute Makobo.
Pendant le sit-in, certains agents poursuivaient leurs activités habituelles, car la participation n’était pas obligatoire. « Ceux qui croient au sens de nos revendications nous ont rejoints librement », a-t-on appris.
La radio onusienne, la Radio Okapi, a déjà suspendu ses programmes locaux, dans le sens du retrait annoncé de la Monusco.
Fidèle Bwirhonde












