La RDC recherche la paix dans sa partie Est en feu. Le pays ne se suffit pas à lui seul et doit faire appel à des forces étrangères. D’où la présence des armées régionales et internationaux sur son sol, le cas de l’EAC ou la Monusco.
Récemment, la situation sécuritaire de la RDC s’est invitée dans plusieurs rencontres de parties impliquées dans la recherche de la paix au pays. Le président Tshisekedi lui-même n’a plus cessé de dénoncer et de condamner l’activisme rebelle et rwandais derrière le M23. Il a saisi toutes les occasions à sa portée pour tenter d’attirer l’attention du monde sur l’insécurité en RDC.
À ce jour, la force armée de l’EAC s’active à restaurer la paix sur un territoire où les forces onusiennes n’ont rien réussi sur plusieurs années. D’ailleurs sur le terrain, l’exercice n’est pas des plus faciles pour les militaires Kenyans et le Burundais déjà déployés aux côtés des forces nationales, FARDC. Et malheureusement, leur crédibilité est mise à rue épreuve. Car l’impact des forces régionales et internationales reste difficile à démontrer.
De moins en moins les congolais croient en une paix venant de l’extérieur. L’enseignant et chercheur en relations internationales, Frédéric Amani, se range parmi ceux qui doutent. « Ce ne sont pas ces organisations internationales ou régionales, auxquelles la RDC appartient, qui vont apporter la paix et la sécurité », estime-t-il.
Il reconnait toutefois que les forces étrangères ne sont pas inutiles pour la RDC. « Ces organisations, dit-il, ont un rôle à jouer pour la paix et la sécurité. Mais, tout dépend de la capacité de l’Etat à mettre en place une dynamique au niveau interne, laquelle va lui permettre d’inviter ou d’influencer d’autres acteurs à le suivre ».
Autrement, c’est à la RDC de commencer pour donner le ton à l’appui extérieur. Le pays doit « tirer profit de ces organisations » et ne doit pas laisser les grandes décisions entre leur mains. Le pays doit en premier lieu compter sur ses forces pour influencer celles d’ailleurs.
Car il y a des années la RDC aurait pu retrouver la paix, considérant le nombre d’organisations régionales auxquelles elle appartient. Mais les congolais n’y croient plus assez et s’y intéresse de moins en moins.
En effet, selon une étude de Target citée par financialafrik.com, « 51% de congolais méconnaissent les organisations régionales auxquelles la RDC adhéré ». Or, le pays est membre de l’EAC, de la SADC, CRGL, CEPGL, etc.
À ce jour, la RDC est particulièrement agressée par les ADF et le M23 qui obtient son soutien du Rwanda. Le Rwanda est pourtant dans l’EAC aux côtés de la RDC mais ne veut pas encore se retirer. Mais lors d’une réunion préparatoire du sommet extraordinaire de cette organisation, les Etats membres ont appelé le M23 à se retirer d’ici le 30 mars. Un ultimatum qui risquerait de ne rien changer.
Par Gloria Mpanga