Depuis vendredi 03 août, l’opposant Moïse Katumbi n’a pas su atteindre le sol Congolais. Le gouvernement lui a refusé l’autorisation d’atterrir avec un vol privé à l’aéroport de Lubumbashi. Pas non plus d’autorisation de passer par le poste frontalier de Kasumbalesa. L’opposant attend encore en Zambie.
Le service de migration de Kasumbelasa a fermé dès l’arrivée de Moïse Katumbi, en vue de ne pas le laisser passer.
Police et population mobilisées
Après le retour de Jean-Pierre Bemba libéré de la CPI, c’était le tour de Katumbi, le vendredi. Mais l’ancien gouverneur du Katanga, qui a voulu ainsi faire une démonstration de sa popularité a butté sur le pouvoir du président Kabila qui ne semble pas prêt à lui faciliter la tâche.
A une mobilisation de la population apparemment grande, a correspondu une grande mobilisation des services de sécurité à Lubumbashi et à Kasumbalesa.
De quoi faire monter des tensions, parfois une psychose à Lubumbashi, ville où l’attente de Moïse Katumbi et les risques de troubles se mélangent depuis vendredi. D’autant plus qu’après le refus de l’atterrissage à l’aéroport de Luano, les autorités ont ne le laissent pas franchir la frontière.
Moïse Katumbi joue son avenir politique
Des barrières ont été érigées sur la route Kasumbalesa. L’opposant a promis d’y rester même durant deux ans, si les portes ne lui sont pas ouvertes.
Les autorités pourraient l’y bloquer jusqu’à l’expiration du délais de dépôt des candidatures à la présidentielle. Si tel était le cas, Katumbi ne pourrait pas s’enregistrer comme candidat pour les élections du 23 décembre. Il lui reste, cependant, une autre possibilité : rentrer par un vol commercial, et risquer une arrestation dès l’atterrissage, d’après une alerte de l’ONG ACAJ.
Éric Cibamba









