Paul Mwenz est libre. Le président de l’Union de la jeunesse du « Grand Katanga », UJK, dit combattre pour la redistribution équitable des richesses de la région. Pas donc question, assure-t-il, de verser dans les divisions. Il a regagné Lubumbashi après une arrestation qui l’a conduit à Kinshasa. Les services de sécurité, en effet, le soupçonnaient de complicité avec les sécessionnistes Bakata-Katanga.
Assimilé aux séparatistes Bakata-Katanga, Paul Mwenz, le chef de file des jeunes issus du Katanga. Il a été conduit à Kinshasa peu après son arrestation, il y a plus d’un mois. Relâché, il salue l’Etat de droit au Congo, et promet de poursuivre son combat pacifique. « J’ai été accusé faussement et la justice n’a rien retenu conte-moi, on m’a relâché », explique-t-il à quelques médias locaux.
UJK, union de la jeunesse du #Katanga, appelle à l’implication du Président #Tshisekedi pour libérer son president Mwenz, arrêté samedi par l’ANR et conduit à #Kinshasa. Elle estime que cette arrestation vise à la taire, puisqu’elle réclame des comptes sur les mines. #RDCvote pic.twitter.com/kXc8EAujGn
— foxtime (@foxtimecongo) 18 juin 2019
Une affaire de sécessionnistes Bakata-Katanga
Sa lutte, Paul Mwenz dit ne pas l’abandonner. Il considère même loyal, le combat qu’il mène. « J’ai été arrêté, oui, mais ça ne m’affaiblit pas. Tant que ma lutte va continuer avec ceux qui ont compris le souci de Lumumba ».
Le 15 juin 2019, Paul Mwenz était arrêté alors qu’il s’était rendu au service de renseignement, l’ANR. C’était pour une « harmonisation de vue sur le protocole de paix » entre les jeunes à Lubumbashi. Au même moment, des rumeurs sur la circulations des miliciens may-may Bakata-Katanga devenaient persistantes, autour de Lubumbashi.
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Des jours avant, en effet, des jeunes du PPRD et de l’UDPS avaient organisé des manifestations émaillées de violences. C’est là « qu’il a été retenu, affamé jusqu’au petit de matin du dimanche 16 juin », avant son transfert à Kinshasa, indiquait le communiqué. Par ailleurs, Paul Mwenze et l’ UJK, avaient appelé les responsables du Katanga minier à justifier l’affectation des fonds rétrocédés par le pouvoir central depuis 2006.
UJK: une lutte pour un Katanga qui n’existe ?
Pour Paul Mwenz, son arrestation est politique. « Les politiciens en mal de positionnement, qui ne veulent pas reconnaître que leur temps est déjà passé, ont voulu nous salir et nous accuser d’être lié aux Bakata-Katanga ».
L’Union des Jeunes Katangais (UJK) veut que les richesses du Katanga reviennent aux Katangais d’abord. Sa lutte, toutefois, butte sur le fait que le Katanga n’existe plus depuis le découpage territorial de 2015. Celui-ci l’a éclaté en 4 nouvelles provinces à part entière. Mais l’activisme de cette association le démontre : des Katangais qui y croient existent encore.
Eric Cibamba










