La Cour pénale internationale a publié son nouveau plan stratégique. Dans ce document de 46 pages, elle définit ses objectifs ainsi que ses actions prioritaires jusqu’en 2021. Objectif majeur : mettre fin à l’impunité, définie comme un fléau.
Pour cela, la CPI a décidé de revoir certaines de ses actions et méthodes. Elle dit avoir consulté les organisations de la société civile, les États membres, signataires du Statut de Rome.
La CPI en quête d’équilibre et d’efficacité
D’autant plus que, reconnaît la Cour, son « Bureau » d’enquêtes ne sait pas investiguer dans certains pays non signataires du Statut de Rome, ni d’y arrêter d’ailleurs des individus soupçonnés de crimes graves. Cette absence d’universalité de la Cour fait monter, notamment en Afrique, le sentiment d’une justice sélective, voire au service des puissances occidentales qui elles, ne sont pas visées.
Pour changer cette perception, qu’elle reconnaît légitime par ailleurs, la CPI entend promouvoir plus de collaborations. Elle envisage d’ « Élaborer avec les États des stratégies et des méthodes renforcées visant à augmenter le taux d’arrestations des personnes visées par des mandats d’arrêt de la CPI. »
Nouveaux objectifs
Ainsi, en même temps, la Cour entend interurbain taux de réussite élevé. Autrement dit, réduire le taux d’échecs. Elle compte accroître alors l’efficacité des examens préliminaires, des enquêtes et des poursuites.
D’autres objectifs stratégiques jusqu’à 2021 visent à :
- Améliorer et renforcer sa démarche centrée sur les victimes, notamment les victimes de crimes sexuels et à caractère sexiste et de crimes commis contre des enfants ou ayant un impact sur eux ;
- Renforcer la capacité du Bureau à gérer ses ressources de façon efficace, transparente et responsable.
Le bureau du procureur de la CPI mène des enquêtes pour traduire devant la Cour, les personnes soupçonnées de crimes graves. Ce sont notamment les crimes de génocides, crimes de guerre, et crimes contre l’humanité qui prennent selon les cas, plusieurs formes.
Depuis son entrée en fonction, la Cour a jugé principalement des Africains dont certains ont été acquittés faute de preuves pour les condamner.










