Célestin Kanyama : « Maintenant je suis esprit de vie »

In Actualités, Politique

« Je ne suis plus esprit de mort, mais désormais, esprit de la vie », a lancé Célestin Kanyama aux nouveaux policiers. Un discours protocolaire, certes, ou un rôle pour le nouveau chef des écoles de police de la RDC. Mais Kanyama est-il en train de changer ?

A Lubumbashi, jeudi 17 août 2017, 395 nouveaux policiers ont achevé leur formation à l’école de police de Kasapa. Ils seront envoyés dans la province du Lualaba. Ils ont été formés, à la demande du gouverneur de cette province, Richard Muyej. La nouvelle province, dans l’ex-Katanga, a un nombre très réduit de policiers. Célestin Kanyama était là.

Célestin Kanyama, « Esprit de vie »

Un évènement célébré, de coutume, avec faste. Mais dans un pays où la police est associée à de nombreuses bavures, ce moment est aussi celui de rappeler les fondamentaux. Un exercice qu’a assumé de droit, le nouveau chef des écoles de police Célestin Kanyama.

Célestin Kanyama qui, la veille de cette cérémonie, a entrainé les policiers en fin de formation, s’est voulu ferme. Il espère une police professionnelle, au service de la population. Il est allé même jusqu’à promettre la prison à ceux qu’il surprendrait affichant de couleur politique. « La police est apolitique », a-t-il insisté, devant Emmanuel Shadari, les responsables de la Monusco et d’autres partenaires à la réforme de la police en RDC, invités à la cérémonie.

C’est alors qu’il lâche : « Je ne suis plus esprit de mort, mais désormais, esprit de la vie ». Surnommé « Esprit de mort », ce surnom lui colle à la peau depuis plus de 5 ans, dans la capitale congolaise. Les kinois soulignent par ce surnom, la « dureté », ou « la répression » ayant caractérisées certaines opérations.

Une métanoïa pour Célestin Kanyama ?

L’Union européenne et les Etats-Unis l’ont listé parmi les proches du président Kabila visés par des sanctions économiques. C’est pour son rôle présumé dans la répression des manifestations anti Kabila. Kanyama, « Esprit de vie », est-ce le début d’une métanoïa[1]? « Il était calme, gentil, ces derniers jours à Lubumbashi », explique un journaliste qui l’a vu à la cérémonie de jeudi à Lubumbashi.

Didier Makal

[1] Chez les catholiques, le terme désigne une transformation intérieure (spirituelle) radicale.

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