Le parti de l’ancien président Joseph Kabila, le PPRD, tient un congrès à Lubumbashi. Les responsables du parti convergent dans la ville, dans le Sud-Est de la RDC depuis lundi 21 octobre.
Parmi les plus attendus figure la présidente de l’assemblée nationale Jeanine Mabunda, qui est arrivée lundi. Mais aussi son collègue du sénat, Alexis Thambwe Mwamba est annoncé.
Les responsables politiques se réunissent à Lubumbashi
Le PPRD a aussi invité les responsables d’autres partis du Front commun pour le Congo ainsi que ceux du Cap pour le changement de Félix Tshisekedi.
Le congrès de Lubumbashi met le cap sur les élections de 2023. Le PPRD voudrait les gagner seul. Sa victoire devrait alors lui permettre de gouverner seul et d’appliquer pleinement sa vision, explique un communicateur du parti.
Le FCC 3e à la présidentielle de 2023
Mais cette ambition, affichée depuis la création du parti et renouvelée à chaque élection, n’a que peu eu la chance de se realiser.
Aux dernières élections, le candidat du PPRD, Emmanuel Ramzani Shadary, pourtant porté par de nombreux partis du FCC, n’a pas pu mieux faire que ses adversaires de l’opposition Félix Tshisekedi et Marrin Fayulu arrivés respectivement premier et deuxième à la présidentielle.
Le parti a tout de même obtenu plus de sièges au parlement. Mais pas pour gérer seul. Pas même pour être premier au sein du « Front commun ». Puisque l’AFDC de Lukwebo, avant sa fronde qui l’a conduit hors du regroupement, revendiquait même plus de responsabilités dans les institutions. En raison du plus grand nombre des élus dans les parlements.
Le PPRD n’a pas gagné seul en trois législatures avec un président de la République
Finalement, même avec son président au pouvoir, Joseph Kabila, le PPRD n’a pas pu obtenir seul la majorité nécessaire. En 2006 et en 2011, en effet, il a dû constituer des coalitions qui ont fait que souvent il a partagé le pouvoir avec des partis parfois idéologiquement incompatibles avec sa vision.
On a ainsi vu des unitaristes composer avec des fédéralistes parfois purs et durs.
Il faut enfin considérer pour le PPRD, les défis pour 2023. Il faudra reconstituer la direction de la Centrale électorale, la Céni, qui souvent a joué un rôle majeur dans la configuration des fortes politiques.
Parfois on l’a même accusée de favoriser la fraude pour l’ancienne majorité présidentielle.
La course aux élections de 2023 se prépare
Or aujourd’hui, l’équilibre politique elle-même se recompose. Un président est venu de l’opposition, Félix Tshisekedi. Il voudra avoir un oeil sur le processus électoral.
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Il voudra probablement aussi briguer un second mandat. Même si le FCC qui a la majorité au parlement, toutefois, indique déjà son intention de gérer ou de garder une influence sur la Céni.
Au final, si la course à la présidentielle de 2023 se prépare dorénavant, ambitionner de gagner reste noble pour tout parti. Mais gagner, à une large majorité, ne semble pas donné d’avance. Puisqu’en attendant 2023, beaucoup de choses peuvent se passer. Y compris au PPRD.
Didier Makal














