Le TP Mazembe s’est qualifié, pour la deuxième fois d’affilée, pour la finale contre le FUS Rabat du Maroc qu’il a éliminé. Il jouera une phase de ce rendez-vous de la 14e coupe africaine de la confédération dans son stade de Lubumbashi où il est réputé invincible. L’équipe de Moise Katumbi n’a pas perdu de sa splendeur, en effet, en termes des résultats, malgré la baisse soupçonnée de son budget en cette saison.
Une élimination qui a tout changé
Cette fois, la saison a pourtant mal commencé pour TP Mazembe, sur l’échiquier africain. Plusieurs l’ont vu en baisse, depuis la défaite en Afrique du Sud devant Mamelody Sundowns, perdant la « Super cup » de la CAF. Mazembe s’est fait aussi éliminer en 16e de finale de la Ligue des champions par les zimbabwéens de de Caps United, traités de novices. Depuis, l’équipe a connu des mutations profondes.
Au début de l’année, le français Thierry Froger a pris la place d’Hubert Velud comme coach des corbeaux. Mais ce dernier n’aura eu que quelques mois seulement à la tête du staff technique avant de céder à la pression des frictions entre joueurs qu’il n’a pas su gérer. Bien plus, Mazembe, vainqueur de la Linafoot, a été sorti matinalement de la ligue des champions. D’où le recours à un produit local fait-maison, Pamphile Mihayo, pour conduire l’équipe.
La réussite d’un néophyte au TP Mazembe
Pamphile Mihayo, surnommé Baba, a été formé essentiellement par TP Mazembe. Devenu coach, il a bâti une équipe combinant anciennes et nouvelles forces, avec un esprit de travail jugé élevé. La méthode qui a pourtant montré ses limites faisant critiquer le nouveau coach à ses débuts. Aujourd’hui, elle apporte ses résultats.
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Mais Mihayo a fait conserver le titre de la Linafoot au TP Mazembe. Il se trouve aujourd’hui à un doigt de rafler la coupe de la CAF, en moins d’une année depuis sous Mihayo. C’est désormais sans susciter la polémique, parmi les fanatiques de l’équipe, qu’il n’y a pas de résultats qu’avec des techniciens étrangers.
Le talent d’abord
Avec Mihayo, le statut antérieur des joueurs ne compte pas. Mputu a ciré le banc et aujourd’hui le Trésor du foot congolais de 10 dernières années fond sous le poids de l’ossature actuelle de l’équipe. Patou Kabangu, autre grande star de l’épopée 2009-2010, de retour au club après un petit tour en Europe et en Asie connaît mille et une difficultés à se réintégrer. La nouvelle génération prend déjà la relève, talent en avant. C’est avec des noms comme Arsène Zola et Ushindi, Miché Mika, Elia Meschak, Ben Malango, entre autres. C’est avec ces talents que l’équipe s’est qualifiée en finale de la 14e coupe de la CAF.
Mazembe rassemble 5 titres de la ligue des champions africaines avec un trophée de la coupe de la CAF. Pour la saison 2017 en Coupe de confédération africaine, l’équipe espère décrocher cette nouvelle coupe. « Lorsqu’on est à Mazembe, on ne parle que du titre, du début jusqu’à la fin de l’année », déclarait en 2013, l’ancien coach de Mazembe, Patrice Carteron.











