L’union nationale de la presse du Congo a clôturé son atelier de formation des journalistes à Lubumbashi. Il s’agissait d’un renforcement des capacités des professionnels des médias sur leur responsabilité sociale. A travers les informations partagées tant par voie d’internet que par d’autres supports.
Des participants au-delà de la presse
Les participants venaient de différents territoires du Haut-Katanga et de la ville de Kolwezi au Lwalaba. Ils ont été encadrés pendant deux jours notamment sur les techniques de protection et de sécurité, la responsabilité sociale sur internet, etc.
La police nationale congolaise et l’agence nationale de renseignement ont participé également à cet atelier. Car en effet, ces deux services ont plusieurs fois été des sources de menaces contre l’exercice d’une presse libre et professionnelle.
Une responsabilité sociale tous tous azimuts
Marianne Yav, présidente de la section UNPC pour l’ex Katanga explique que l’objectif de cet atelier était de rappeler aux participants le sens de leur engagement professionnel dans leurs communautés. Mais, insiste-t-elle, cette responsabilité s’étend sur plusieurs facteurs de leurs vies.
« Il faut voir cette responsabilité sur plusieurs angles de la vie, explique Marianne Yav. C’est bien la façons de traiter et de rendre l’information, mais aussi les conditions de vie du journaliste », conclut-elle.
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Mais la présidente de l’UNPC au Katanga a souligné que « l’environnement de travail du journaliste se lie à sa responsabilité sociale. On ne peut exclure les contextes politique et économique » qui avilissent le presse partout en RDC.
Des réalités mortelles pour la profession
Les journalistes participants ont partagé notamment sur les réalités et expériences de leurs milieux de travail respectifs. Des conditions sécuritaires difficiles à Kasumbalesa, une forte précarité des médias à Pweto autant qu’à Kasenga ou à Fungurume dans le Haut-Katanga, notamment.
A Lubumbashi comme à Kolwezi, les journalistes dénoncent les pressions politiques alors que les magnats économiques veulent à tout prix s’approprier les médias partout.
Pour une presse libre, les journalistes en ont appelé à un engagement exprès des autorités pour la promotion d’une presse qui puissent véritablement répondre aux aspirations des communautés. Car, ont-il rappelé, la presse compagne l’Etat dans sa mission éducatrice, tant sur les plans civile que civique.










