L’ACIDH appelle le nouveau Maire de Lubumbashi au respect des libertés fondamentales sans considération des opinions. Un appel lancé dans communiqué le 24 février, la veille de la marche initiée par les catholiques. Le Comité Laïc de Coordination, structure indépendante de l’Eglise, proteste ainsi, pour la troisième foi, contre le maintien au pouvoir du président Kabila.
Depuis son installation, le nouveau maire de Lubumbashi en remplacement d’Oscar Sanguza, Guylain Lubaba a maintenu l’interdiction à manifester.
Ce qui lui vaut, alors qu’une marche a été initiée pour le dimanche, cette interpellation de l’ONG Action Contre l’Impunité pour les Droits Humains, ACIDH. Elle rappelle au nouveau maire de se départir des erreurs de son prédécesseur connu pour les restrictions des libertés fondamentales citoyennes.
Un maire de Lubumbashi juste et non attaché à son parti
Dans une lettre ouverte, ACIDH prévient le nouveau patron de la ville de Lubumbashi que la période pré-électorale a besoin de plus de libertés. Que la propension à faire taie toute voix discordante et ce, « à n’importe quel prix », risque de conduire à des troubles.
ACIDH trouve discriminatoire l’application du communiqué officiel du maire du 29 septembre 2015 interdisant les manifestations publiques à Lubumbashi. Il subordonne, en effet, l’organisation de toute manifestation à caractère public à une autorisation du maire. Cette décision contredit ainsi la Loi fondamentale en son article 26 qui lui fait obligation aux manifestants d’informer à temps.
Constat, en vertue de quoi, par ailleurs, l’ACIDH conseille le maire Lubaba de s’attacher à la défense et à la promotion des droits humains et des libertés fondamentales. Une administration juste, insiste l’ONG, plutôt qu’un serviteur fidèle du parti présidentiel, le PPRD.
Christian Tulizo










