Jean-Claude Kazembe fait son retour à Lubumbashi plus d’une année après sa destitution

In Politique

C’est un retour en fanfare, ou presque, celui de Jean-Claude Kazembe. L’ancien gouverneur du Haut-Katanga, destitué en avril 2017 dans une procédure controversée. Il a été accueilli par ses sympathisants mercredi le 16 mai, après plus d’un an d’absence. Pas du tout de polémique, comme on l’aurait cru, mais Kazembe a tenu à envoyer des messages…

Kazembe s’est offert un retour convebale aux habitudes politiques du moment, « digne d’un ancien gouverneur » pourrait-on dire. A Luano, l’aéroport de Lubumbashi, des membres de son parti l’attendaient. La CONACAT, le parti qu’il a fondé en 2018, a préparé une délégation pour l’accueillir.

Montrer sa popularité à Lubumbashi …

Vers le siège de son parti, dans le chaudron de la commune de Kenya, Jean-Claude Kazembe a tenu a démontrer qu’il a une base. Un message envoyé à ses pourfendeurs, qui l’ont exclu du gouvernorat du Haut-Katanga en 2017. Parti chercher un soutien à Kinshasa, il y est resté, bloqué jusqu’à ce retour.

Entre-temps, un de ses proches, Célestin Pande, a avait été élu gouverneur à sa place, malgré la dénonciation d’une procédure illégale faite par Kazembe. Puisqu’après réclamation sur sa destitution, la Cour constitutionnelle avait jugé irrégulière l’action des députés du Haut-Katanga. C’est-à-dire, une destitution sans avoir donné la chance au gouverneur de se défendre alors qu’il était absent.

Kazembe qui a pris « un bain de foule », comme le montrent les images publiées par ses proches sur les réseaux sociaux, a tenu ainsi à dire sa popularité. Il n’a pourtant pas fait mention à cette destitution. Plusieurs fois il l’a décrite comme une manœuvre des kinois qui en voudraient plus aux ressources de la province.

Jean-Claude Kazembe réconcilié ?

Autre message, c’est un ancien gouverneur qui s’est voulu calme, et intégré dans la Majorité présidentielle. Les militants de son partis sont appelés à se mobiliser pour « gagner les élections » qui auront lieu. « Le président Joseph Kabila l’a dit », mentionne-t-il, lors d’une réunion à Kingakati, dans les périphéries de Kinshasa.

Une précision importante, pour un Kazembe que l’on croyait fini. Mais qui par-là, entend rappeler aux lushois qu’il continue de voir encore le président que l’on a parfois annoncé en avoir fini avec lui. D’autant plus que ce retour tambours battants a lieu dans une ville qui n’en a pas fini d’interdire les manifestations publiques. Vraisemblablement, des manifestations publiques de l’opposition.

Kazembe entretient un flou, lorsqu’un journaliste demande à l’ancien gouverneur du Katanga s’il est de la majorité au pouvoir ou de l’opposition. Il explique qu’il est de l’opposition, parce qu’il s’oppose « à la misère » qui secoue de nombreux congolais. Et il est de la « majorité, parce que comme la majorité de congolais, il veut « les élections cette année ».

CD

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One commentOn Jean-Claude Kazembe fait son retour à Lubumbashi plus d’une année après sa destitution

  • La politique est versatile, qui sais ce qu’il pense dans son coeur en ne répondant pas d’une manière directe à la question du journaliste s’il est de la majorité présidentielle ou de l’opposition?

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