Trouver un emploi à Kolwezi dépend de la flexibilité du demandeur d’emploi. Il s’agit, par exemple, de savoir verser une rétrocommission au facilitateur. Et c’est pareil d’ailleurs dans plusieurs villes congolaises.
La rétrocommission, la commission… ça se généralise en RDC. Et dans la nouvelle capitale du cuivre, Kolwezi, il est parfois difficile d’y échapper quand on demande du travail.
Les écoles et universités congolaises déversent chaque année des milliers de demandeurs d’emploi. Ils peinent en majorité à se trouver une place dans les entreprises étatiques et privées. Une situation qui n’épargne aucune province.
À Kolwezi, dans le Lualaba comme partout en RDC, pour le peu de personnes qui ont accès à l’emploi, certaines ont dû verser une rétrocommission. Soit à certains membres des équipes dirigeante, de la société, soit simplement aux commissionnaires qui ont facilité l’embauche.
La rétrocommission d’embauche
Kolwezi a une catégorie des commissionnaires spécialisé en facilitateur d’embauche. D’abord, celle que plusieurs connaissent dans le domaine de l’immobilier et des mobiliers.
Pour payer un voiture ou un immeuble, vous payez 10% du prix devente lorsque celle-ci a lieu.
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Ensuite, pour les demandeurs d’emploi, par contre, c’est une retenue à la source qui a lieu lorsque vous avez obtenu un emploi. C’est lors de chaque paie sur une durée convenue au départ.
La commission est un sacrifice
Gaby Senga, un des facilitateurs d’embauche, répondant à nos questions sur cette pratique, dit « s’être donné du travail après avoir demeuré plusieurs jours au chômage ».
Avant d’ajouter que « la commission d’embauche est un travail des beaucoup de sacrifices. Car il n’est pas facile de savoir qu’à tel ou tel autre endroit, il y a un poste vide surtout pour les magasins. »
Il note, en outre, que cette commission est plus appliquée pour les emplois dans des magasins, restaurant et bar.
Éric Cibamba











