Casseurs des vitres. C’est ainsi que les habitants de Kasumbalesa, ville du Haut-Katanga à une heure et demie de Lubumbashi, fait face à une nouvelle étape dans l’insécurité que connaît la région. Il s’agit, selon le terme utilisé par les autorités provinciales, d’une extorsion.
La pratique consiste à casser les vitres, –d’où l’appellation casseurs des vitres–, et exiger à travers la fenêtre. Et, de l’extérieur, des hommes identifiés comme des bandits, exigent de l’argent, des téléphones portables, et d’autres biens.
Sécurité: des cas d'extorsion qui ciblent des habitants des villes du #HautKatanga, à travers des fenêtres des maisons; mais aussi des cas des corps sans vie ramassés dans ces villes (des morts causées notamment par l'abus d'alcool à forte dose, selon les autorités).Officiel #RDC
— KYONDO MOBILE (@KyondoMobile) April 22, 2021
De fausses armes à feu ?
C’est une nouvelle forme de la criminalité qui a commencé, jusqu’à l’an dernier, en des tueries avec incursions dans les domiciles. Nuitamment, bien entendu. Parfois, ces vols ont suscité la colère des habitants qui ont manifesté. Parfois dans la violence.
L’élément nouveau, c’est que cette fois, à par les casses qu’ils occasionnent, ceux qui extorquent s’arrêtent à menacer d’utiliser leurs armes. Des armes qu’ils brandissent à la fenêtre une fois qu’ils ont réveillé la maisonnée.
Mais des sources à Kasumbalesa contactées par Kyondo expliquent que parfois il s’agit de fausses armes, des jouets en plastiques. D’autres, en revanche, ne savent pas évaluer si réellement ce sont de fausses armes. D’où, face au doute, des gens préfèrent rester prudents. Ils s’exécutent et cèdent ainsi aux extorsions.
Ces extorsions, selon le compte-rendu du gouvernement provincial de mercredi 21 avril 2021, ont lieu aussi à Lubumbashi et à Likasi.
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