Le chargé de la paix à l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, est arrivé vendredi 14 décembre à Goma, à l’est de la République démocratique du Congo, RDC. Il est allé au chevet des casques bleus tanzaniens blessés . Ce sont des survivants de l’attaque du 7 décembre dans le territoire de Beni.
Jean-Pierre Lacroix est arrivé de la Tanzanie où il a rendu ses hommages à 14 soldats onusiens tués en RDC une semaine plus tôt. A Goma, il a été accueilli par le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku, le chef de la Monusco Maman Sidikou ainsi que des hauts gradés de l’armée congolaise et de l’ONU.
Une visite de réconfort
Jean-Pierre Lacroix s’est rendu en suite à l’hôpital de la Monusco tenu par des casques bleus indiens, au chevet des blessés. Le 7 décembre, dans le territoire de Beni, 53 casques bleus étaient blessés. En plus, 14 autres avaient péri, 5 FARDC également, lors d’une attaque attribuée aux rebelles ougandais ADF.
A l’hôpital, il a échangé avec les blessés. Son convoi s’est ensuite rendu en ville pour une cérémonie commémorative pour les victimes de l’attaque de jeudi.
Appels aux enquêtes et soupçons de complicité
A la suite de cette attaque jugée la pire de l’histoire récente de l’ONU, le secrétaire général des Nations Unies, a appelé à une enquête. Antonio Guterres a insisté, en plus, sur le fait que cette attaque ne resterait pas impunie. Mais déjà, en RDC, les politiques s’en sont saisis. C’est notamment l’opposition qui exige que des responsabilités soient établies.
Plusieurs soupçonnent des complicités au sein de l’armée qui ont permis aux présumés rebelles ADF, ce dont doutent plusieurs. Les ADF n’ont toujours pas revendiqué les attaques qui leur sont attribuées.









