Cobalt et minerais stratégiques en RDC, « enjeux stratégiques, économiques, sociopolitiques et environnementaux globaux », le momentum congolais? Les débats et discours sur ces minerais très recherchés se multiplient. Mais pour quelle action ?
La question était au cœur d’un atelier organisé à Lubumbashi, mi-avril, par le patronat congolais, la Fédération des entreprises du Congo FEC. Scientifiques, miniers, autorités politico-administratives et journalistes y ont pris part active. Objectif, « réfléchir »… d’autant plus que le cobalt se pose aujourd’hui comme un menai d’enjeux de politiques et de commerce internationaux.
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Des politiques publiques protectrices des minerais de RDC
Grâce à sa cellule de recherche, le CARF, un centre jésuite de recherche, a proposé une conception des politiques publiques protectrices. Une protection des minerais congolais, en l’occurrence le cobalt, car risquant de s’épuiser, mais aussi de nourrir des conflits comme c’est déjà arrivé à l’est de la RDC.
Le Carf estime, en plus, qu’il faut en RDC, une politique stratégique de maîtrise des minerais. Ce qui exige, concrètement, d’en connaître leur quantité dans le sous-sol, à la production et à l’exportation. Autre politique stratégique : la formation et la recherche scientifique en matière de minerais stratégiques. Il s’agit notamment de ces minerais, comme le cobalt, au cœur des politiques et actions de transitions énergétiques. Utiles donc, dans la conception des technologies de cette transition.
« La mauvaise exploitation du cobalt et d’autres minerais appauvrit la RDC »
La déclaration est de Florent Musha, expert en ressources naturelles et membre de la société civile du Haut-Katanga. Pour lui, le défi du cobalt est économique. Il faut donc une industrie minière qui valorise la professionnalisation des actions, notamment celles d’investisseurs et artisans congolais.
Les ressources minières de la RDC sont une source de prospérité pour le Congo, ont soutenu plusieurs intervenants. Cependant, le constat fait démontre que le congolais est de plus en plus pauvre. Ce qui exige, pour Florent Musha, de faire cesser « la mauvaise exploitation » des minerais.
Eric CIBAMBA











