L’événement était très attendu en RDC, dès le début du weekend. L’opposition s’est choisi Martin Fayulu pour la représenter à la présidentielle de décembre. Mais c’est au grand dam des proches de Kamerhe et de Tshisekedi, deux poids lourds de 7 leaders réunis à Genève, et qui attendaient chacun être désigné par ses pairs.
Les leaders, qui sont encore en Europe ce lundi, ont beau multiplier des discours d’apaisement. Les proches de Félix Tshisekedi et de Vital Kamerhe expriment leur déception. Certains se rebellent carrément. « Nous allons affronter Fayulu. On saura maintenant qui a la base », lance avec virulence Bully Kambale, le président des jeunes de l’UNC, parti de Vital Kamerhe.
A l’UDPS, parti de Félix Tshisekedi, la colère est aussi montée d’un cran. Cette fois-ci, c’est Peter Kazadi, un des conseillers proches de président du parti. « Le choix du candidat commun de l’opposition ne répond ni à la logique démocratique ni à celle politique », est-me-t-il. La raison est claire pour lui : « Je n’ai pas sacrifié ma jeunesse pour subir la dictature d’un petit nombre. Je reste attacher à la résolution du congrès de l’UDPS désignant @fatshi13. Candidat président. »
Le choix du candidat commun de l’opposition ne répond ni à la logique démocratique ni à celle politique.
Je n’ai pas sacrifié ma jeunesse pour subir la dictature d’un petit nombre.
Je reste attacher à la résolution du congrès de l’UDPS désignant @fatshi13. Candidat président.— Peter Kazadi (@kazadi_peter) 11 novembre 2018
On retrouve pratiquement la même rhétorique chez un autre membre du même parti, Augustin Kabuya. Propos tenus sur la radio Top Congo de Kinshasa. « Nous n’accepterons jamais qu’on nous impose 1 autre Zahidi Ngoma ».










