Les magistrats du Haut-Katanga poursuivent leur grève. A Lubumbashi, ils n’ont pas une nouvelle fois accédé au palais de justice le mercredi 7 août. Ils demandent l’amélioration de leurs salaires.
Dans un communiqué, le syndicat annonce la poursuite de la grève jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Lundi 5 août, ils ont ainsi décidé d’arrêter de travailler à Lubumbashi et dans d’autres villes de la province.
Les bureaux n’ont pas ainsi ouvert le mercredi à Lubumbashi. Pas donc d’audience dans les tribunaux et à la cour d’appel.
Amélioration des salaires des magistrats
Les protestations en cours s’adressent à l’administration judiciaire locale. Les magistrats l’accusent notamment d’affecter jusqu’à 70% des fonds à l’administration plutôt qu’à l’amélioration des salaires. Conséquence : ils touchent moins de fonds qu’ils l’auraient souhaité, indique le syndicat.
Ils visent particulièrement un nouveau barème fixé par la Cour Constitutionnelle. Ce barème prévoit que le magistrat le moins gradé touchera 2.970.000 Francs congolais. Le plus gradé devrait toucher près de 3 fois ce montant : 6.600.000FC.
Une grève qui dérange à Lubumbashi et à Kinshasa
Mais l’arrêt de travail commence vraisemblablement à déranger, notamment à Kinshasa. Puisque les grévistes dénoncent désormais des pressions. C’est ce qu’a fait savoir le mercredi, le secrétaire exécutif du syndicat national des magistrats du Congo (Synamac), Bienvenu Liongi. Il met en cause « la hiérarchie à Kinshasa » qui imposerait aux magistrats de reprendre sans condition le travail.
Mais les concernés semblent s’engager désormais dans un bras de fer. Non seulement la grève a lieu dans d’autres villes du Haut-Katanga, Likasi, Kipushi notamment. Ils menacent d’inviter leurs collègues de l’ancien Katanga à rejoindre le mouvement.









