L’entreprise minière Chemical of Africa (Chemaf) connaît de sérieuses difficultés depuis quelques mois. Pour cause, une ordonnance du tribunal de Kolwezi du 25 juin 2019 met à mal son bon fonctionnement en gêlant une bonne partie de ses avoirs sur demande d’une entreprise sous-traitante.
Il s’agit de l’ordonnance N°100/06/2019/PMK statuant sur assignation sous RU111 dont l’exécution ralentit non seulement le fonctionnement mais aussi la production de Chamaf.
En effet, le minier ne peut plus tourner ses moteurs normalement. Car ses comptes sont saisis sur ordre de la justice tant qu’elle n’aura pas payé les créances qu’elle dues à TP Phoenix, un de ses partenaire en sous-traitance.
Mais pour Chemaf, ce serait simplement de la mauvaise foi au regard de ce que TP Phoenix doit à Edwall Entreprises SARL, un de ses partenaires qui lui a aussi bloqué les avoirs [de TP Phœnix].
TP Phoenix se noie et en veut à Chemaf
La chute des activités TP Phoenix n’est pas assumée par ses responsables, à voir les manifestations de ses agents.
Mercredis 8 avril 2020, c’est en une centaine qu’ils se sont rendus massivement au siège social de Chemaf, réclamant quatre mois d’arriérées de salaire. Les manifestants auraient été convaincus qu’ils sont impayés à cause de Chemaf.
Mais selon l’entreprise incriminée, c’est un pur chantage. “Nous n’avons aucun compte à leur [les manifestants,ndlr] rendre et ne reconnaissons aucun contrat avec personne d’entr les manifestants“, explique Chemaf que nous avons contacté.
Par contre l’entreprise a tenue à faire savoir que les personnes qui se révoltaient étaient de contractants de TP Phœnix dont les avoirs sont saisis par la justice sur demande Edwall Entreprises SARL une sous-traitance de leur employeu.
Mais il faut le reconnaître, plusieurs engins de TP Phœnix dont à ce jour utilisés par Chemaf. Et s’il faudrait les saisir, le minier serait en difficulté d’exploitation.
Il faudrait négocier et se séparer en paix
Si les comptes de Chemaf sont saisis, il y a bien une raison. Il s’agit de l’argent que l’entreprise doit à sa sous-traitance, TP Phœnix.
Cependant le montant est moins important, reconnait Chemaf, que celui que Tp Phœnix doit a Edwall Entreprises SARL.
L’entreprise Chemaf doit près de huit-cents mille dollars américains a TP Phœnix alors que celui-ci devrait un million deux-cents quatre-vingt-sept mille cent quatre-vingt-six dollars américains à Edwall Entreprises SARL. La différence est clairement large.
Cette situation pousse Chemaf à en appeler au bon sens entre les partenaires, TP Phœnix et Edwall Entreprises SARL, afin d’une résolution de leurd différends.
Selon Chamaf, ses propre agents souffriraient aujourd’hui d’impayément à cause du blocage de ses comptes. D’où la nécessité de négocier et trouver des solutions favorables à toutes les parties.
Chemaf va durement décider
Et au regard de la crise du Coronavirus, croit qu’il ne profiterait à personne de bloquer la production d’une quelconque partie. Car l’économie est déjà suffisamment en chute.
Malheureusement, peut-on dire, l’entreprise Chemaf annonce le lancement des pourparlers avec sa direction des ressources humaines, le management et la délégation syndicale qui devraient aboutir au départ de certains de ses agents.
Mais ce sera “une séparation à l’amiable“. Seront particulièrement touchés, les agents de l’usine de Usoke dont la production est presque nulle avec des moteurs presqu’à l’arrêt par manque d’intrants.
Eric Cibamba
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