Le tribunal militaire de Lubumbashi a démarré un procès public dans l’affaire des présumés Bakata-Katanga. La deuxième audience a eu lieu au Bâtiment du 30 juin. Elle a reçu 9 nouveaux prévenus. Elle a consisté à l’identification des prévenus.
Les neuf prévenus combattants indépendantistes Bakata-Katanga ont comparu devant le tribunal militaire. Le 14 août, c’était la 2e fois qu’il siégeait, à Lubumbashi. Le procureur les poursuit pour rébellion et participation à un mouvement insurrectionnel.
Incursions répétées en périphérie de Lubumbashi
Aussi, le procureur a fait savoir que les personnes arrêtées ont été arrêtées à la suite des perquisitions en périphérie de Lubumbashi. C’est particulièrement à Kamasaka, plus à l’Est de la ville.
Les services de sécurité avaient réagi à des tentatives d’incursions des Bakata-Katanga. Il s’agit d’un mouvement indépendantiste qui revendique de plus en plus actif dans la région.
Récemment, le 11 juillet 2019 par exemple, deux personnes avaient péri dans une attaque à Kamasaka. La société en a rapporté dix.
Indépendance du Katanga…
Les services de sécurité ont interpellé le chef du mouvement, Kazadi Tshinyama, à Lubumbashi. Les services de sécurité l’ont présenté au gouverneur du Haut-Katanga, le samedi 10 août. Deux jours plus tôt, la tension était montée d’un cran dans la ville. Une rumeur faisait état d’une imminente attaque des indépendantistes.
Lors des arrestations, par ailleurs, les services de sécurité avaient saisi des matériels sur les présumés combattants. Le procureur les a présentés au cours de l’audience de mercredi. C’est notamment des fusils artisanaux, des gris-gris et une phonie.
Au premier semestre de l’année, des organisations de la société civile avaient invité le gouvernement à investiguer sur l’implication de certains politiciens. Elles ne les avaient toutefois pas nommées, à part le chef de guerre Gédéon Kyungu. Mais ses proches avaient démenti toute implication, prévalant le fait qu’il avait abandonné la lutte politique.










