Entre 2019 et 2020, la RDC compterait 116 cas d’atteinte à la liberté de presse. C’est ce qu’affirme Journaliste en Danger, JED.
Cette organisation non gouvernementale a indiqué ces chiffres dans son rapport publié lundi 2 Novembre 2020.
Date de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes. Ainsi, JED a évoqué la question de la liberté de presse en RDC.
Le baromètre du JED en RDC monte encore
Généralement, ce sont des cas des menaces contre les professionnels de médias. Lesquels seraient menacés dans l’exercice de leur profession. Ou d’entraves à la libre circulation de l’information. Ou encore des Censures imposées aux médias et aux journalistes.
Seulement, pour le rapport 2020, les chiffres sont en forte croissance aux côtés du bilan de l’exercice 2019. A cette période, Journaliste en Danger avait indiqué 91 cas d’attaques contre les journalistes et médias.
C’était dans un rapport de monitoring intitulé « le bilan inquiétant de Tshisekedi sur la presse.» ce rapport avait même révélé l’assassinat d’un journaliste dans la province de l’Ituri.
La constitution de la RDC pour la liberté de la presse
Cette situation contredit donc l’idéal de l’adoption de plusieurs instruments juridiques tant nationaux qu’internationaux. Tous portant sur la promotion de la liberté de la presse. Laquelle est même l’une des libertés publiques.
C’est à l’image de la constitution du pays. Celle-ci en ses articles 23 et 24, soutient que l’Etat doit favoriser un environnement médiatique pluraliste.
En vue de mettre en œuvre cette obligation, la RDC a même mis sur pied le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication en janvier 2011.
La loi de janvier 2011 autorise donc le CSAC, autorité compétente pour toute décision en matière de presse, à étudier toute violation de la loi sur la presse.
Cependant, en dépit de la naissance du CSAC dans le pays, la RDC demeure un état qui ne favoriserait pas l’épanouissement de la liberté de la presse.
Elle figurerait même sur la liste des pays où les médias sont intentionnellement asphyxiés. Sur ce point, les lois congolaises ne seraient pas à la hauteur du standard international concernant une régulation démocratique des médias.









