Dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, les visites ne sont pas rares au musée de l’OBTGF. Officiels, particuliers et amateurs d’art, tous viennent découvrir les nouvelles figures des Œuvres pour le Bien de Tous et des Générations Futures.
Aussi rempli d’arts qu’innovant, le musée de l’OBTGF raconte la RDC à travers les âges. Cette machine à remonter le temps que dirige le professeur Isidore Ndaywal agrège autour d’elle de jeunes talents en quête de nouveaux horizons.
Franchir les siècles au musée OBTGF
C’est d’abord les artistes céramiques dont les mains habiles pétrissent de l’argile au balcon du bâtiment à étages. Cet espace vaste fait depuis plusieurs années office de l’arène de la créativité effrénée de l’art.
Au rez-de-chaussée, deux peintres plasticiens tracent avec minutie des lignes sur un tableau délicatement posé sur une table en bois. Dans l’autre sens, une sculpture en fer dédiée à Antoine Tshisekedi domine les hauteurs du quartier de la science.
Se rendre au musée de l’OBTGF, c’est « franchir les siècles sans couvrir». Une fois à l’intérieur par exemple, une collection des statuettes apparaît dans la pénombre. On peut y voir aussi une exposition consacrée à Kimpa Vita.
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Cette prophétesse née en 1684 à Mbanza Kongo, aujourd’hui Angola, lutta pour la réunification du royaume Kongo. Une guerre qu’elle mena à travers le mouvement Antonianisme, une forme de syncrétisme entre catholicisme et religions traditionnelles du Kongo. Condamnée au bûcher, Kimpavita mourût le 2 juillet 1706.
Si l’art du professeur Ndaywel reste nationaliste, il est également truffé « de références implicites à l’Afrique». Une exposition dédiée à Shaka Zoulou trône donc dans une chambre qu’éclaire entièrement la lumière ambiante.
Un peu comme Kimpa Vita, Shaka Zoulou fonda l’Empire Zoulou. Ce vaste territoire couvrait la partie australe de l’Afrique.
Les arts pour booster l’économie de la RDC
Mais pour Manikunda Musata, collectionnaire des OBTGF, le gouvernement de la RDC et les volontaires devraient s’approprier de la culture pour booster le développement. Un secteur qu’il présente comme pouvant contribuer à la création d’emplois. Mais aussi au rayonnement du pays à travers le monde.
En plus d’être un musée privé, OBGTF pratique l’élevage. Cette ONG soutient aussi les étudiants financièrement.
Willy Mbuyu










