Le parquet près le tribunal de paix Katuba-Kenya, dans la commune de Kenya, a été victime d’un incendie le 19 décembre à Lubumbashi. C’est le majeur incident marquant l’appel à la marche anti Kabila lancé par le Rassemblement de l’opposition qui demande le départ du président de la RDC.
Des inconnus, au nombre de 12 d’après la police, ont débarqué au parquet près e tribunal de paix Kenya-Kamalondo, à Lubumbashi. « Ils portaient un bidon d’essence qu’ils ont déversé sur le portail du parquet avant d’y mettre feu », explique un témoin.
Rien d’important n’a brûlé
Toute l’entrée du parquet était noire de fumée, après la maîtrise des flammes, grâces aux volontaires. Ils ont alerté, à temps, la police qui a combattu le feu avec eux. D’après le colonel Jérémie Ngusu, rien d’important n’a été atteint. « Les bureaux des magistrats, le secrétariat ainsi que le reste du bâtiment sont restés intacts ».

Il dénonce, par ailleurs, des violences et actes « inciviques ». « Si nous arrêtons ces personnes, on vient dire droits de l’homme. Est-ce là les droits de l’homme ? » interroge-t-il, essuyant ses mains couvertes de cendres.
Avant d’attaquer le parquet, situé sur l’Avenue du marché, au cœur de la chaude commune de Kenya, les asseyant ont visé deux véhicules privés, d’après la police. Un seul, indiquent d’autres témoins trouvés sur place. « Ils ont jeté du feu dans un véhicule d’un privé. Nous l’avons aidé à l’éteindre. Puis, il est reparti avec son véhicule », explique un témoin. C’est pendant qu’ils combattaient le feu dans le véhicule que le groupe de 12 hommes a mis le feu au parquet.
Ville paralysée, à Lubumbashi
Les commerces n’ont pas ouvert, jusqu’à 12 heures, dans ce quartier commercial de la commune de Kenya. Pareil pour le marché central, ou encore le marché Njanja, à mi-chemin entre Kenya et le centre-ville.
Ici, la ville ne s’est partiellement activée qu’après 9 heures, mais pour rester moins fréquentée le reste de la journée. La matinée, comme sur toute la ville, il a plu jusqu’à 9 heures du matin. Mais malgré tout, « la ville est calme », rassure le ministre de l’intérieur du Haut-Katanga, Bobo Malulu. La ville est reste, par ailleurs, sous forte surveillance policière. Mais l’armée a aussi été mobilisée, avec des patrouilles qui parcouraient les points sensibles de la ville de Lubumbashi.
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