« Stop Inga 3 », écrit une ONG congolaise à Félix Tshisekedi

In Environnement
Câbles électriques, Inga 3, SNEL

L’ONG OEARSE, spécialisée dans les ressources naturelles, appelle le président Félix Tshisekedi à stopper le projet hydroélectrique Inga 3. Elle lui demande de commander un rapport préalable sur l’impact environnemental. De cette manière, estime l’organisation, la population saura ce qu’il en ressortira : ses avantages ainsi que les dangers à éviter ou à résoudre en amont.

A Matadi, dans le Kongo-Central, au Sud-est de la RDC, ouvre le premier Forum sur l’énergie électrique en RDC, du 20 au 22 août 2019. A l’occasion, l’Observatoire d’Etudes et d’Appui à la Responsabilité Sociale et Environnementale (OEARSE), une ONG basée à Lubumbashi écrit au président Félix Tshisekedi. Elle lui dit dans un mémorandum : « Stop Inga 3 ».

Etudes environnementales préalables

L’organisation de la société civile estime qu’avant toute action sur le projet, une évaluation environnementale doit avoir lieu. Et cela, aussi bien pour le projet Inga 3 ainsi que pour les « autres phases du Grand Inga, avant tout engagement sur le projet. »

Le mémorandum commence ainsi par rappeler au président son engagement à respecter la Constitution de la RDC. Et, naturellement, à la faire respecter. Elle note aussi l’appel du président à l’engagement de tous les citoyens pour l’avènement d’un Etat de droit. C’est avant de relever l’intérêt du nouveau président pour les énergies, précisément à propos du barrage Inga.

Un Inga intégral (8 étapes) qui, à terme, devrait produire 44.000 MW d’électricité, note l’ONG citant Félix Tshisekedi. Suffisant pour desservir plusieurs pays africains où l’accès à l’énergie pose problème. C’est le cas, indique l’organisation, de l’Ethiopie qui envisage la construction d’un barrage qui n’enchanterait pas l’Egypte. Il y a aussi l’Angola qui serait intéressé pour électrifier certaines villes et régions.

Respecter la loi avant Inga 3 et tout autre projet hydroélectrique

Pour l’ONG, Félix Tshisekedi semble prendre alors au sérieux les enjeux autour des projets Inga dont il défend déjà l’utilité. La Banque africaine de développement, par exemple, a dit plusieurs fois son intérêt pour financer le projet Inga 3. C’est dans ce contexte que l’ONG OEARSE rappelle au président de la République l’obligation légale qui lui incombe : commander, une évaluation environnementale stratégique. Et d’après la loi, l’Agence de grands travaux devrait s’en occuper.

Cette étude préalable, selon l’organisation, devrait permettre à la population congolaise d’avoir une idée sur les retombées. Y compris, insiste-t-elle, en ce qui concerne l’incidence des lignes de transport de l’énergie à haute tension. C’est aussi sans oublier l’éventualité d’une dégradation du climat, en contexte de changements climatiques.

La BAD soutient Inga

« Voilà pourquoi notre organisation dit STOP INGA 3 et vous demande », écrit OEARSE. Elle demande en outre au président d’arrêter en attendant cette étude, de faire la promotion des projets Inga 3 et Grand Inga. Cela, « jusqu’ à la réalisation préalable d’une évaluation environnementale stratégique. »

En plus, le président est invité à trouver un équilibre entre les enjeux géostratégiques du potentiel énergétique d’Inga d’une part. Et de l’autre, l’impact social et environnemental sur les communautés du projet.

A l’ouverture du 39e sommet de la SADC en Tanzanie, le président de la BAD, le nigérian Akinwumi Adesina, a rappelé importance du projet Inga. Il a insisté sur le fait que le projet Inga 3 pourrait alimenter toute la sous-région, voire au-delà. Conviction, en vertu de quoi, le banquier a dit le soutien de son organisation à Inga.

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