Payer les taxes ne mobilise pas beaucoup de personnes, notamment les automobilistes, à Lubumbashi. Surtout dans le transport en commun. Depuis le début des contrôles des taxes automobiles, il y a moins d’une semaine, plusieurs incidents ont eu lieu sur les routes.
Bel-air, commune de Kampemba. Sur la Chaussée de Kasenga, principale voie qui mène aussi à l’immense commune de Ruashi, les contrôles ont démarré. C’est depuis tôt le matin, le vendredi 15 novembre. Le recouvrement forcé des taxes automobiles a repris.
Recouvrement forcé des taxes automobiles
Tout se passe bien, jusqu’à ce qu’arrive un mini-bus, chargé de sacs de farine de maïs. Les deux chicanes qui servent de barrière se referment devant lui. Les contrôleurs discutent avec le transporteur, puis la tension monte. Le chauffeur ne comprend pas qu’ont lui barre la route, alors qu’il croit avoir tous les documents au complet. Il s’agit, notamment, du Contrôle technique, des vignettes et de l’assurance.
Excédé, le chauffeur allume le moteur et décider de passer. C’est alors qu’un agent lui jette sous les roues, la chicane qui crève du coup deux pneux, avant et arrière, du côté droit.
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Un véhicule qui n’a pas de documents, personne ne le met sur la route ces jours, dit le conducteur du mini-bus. Mais ces gens-là, [les contrôleurs, Ndlr], ont crevé mes pneus. Ils laissent pourtant passer sans problème ceux qui leur donnent de l’argent. Je viens d’en être témoin », accuse-t-il.
À koi réellemnt sert ce contrôle technique ? Pcq en réalité bon nbre d véhicules ne st jamais contrôlées et d’otr ne st mm pas contrôlables et les otres doivent djà êtr déclasser par leurs états. Ex. les Taxi et Taxi bus d transport en commun à Lubumbashi. À quand le changement ?
— Kyungu Mike (@KyunguMike3) November 7, 2019
Tensions sur les routes de Lubumbashi
Non loin de là, sur le même tronçon après les tunnels du centre-ville de Lubumbashi, un transporteur vient d’obliger ses clients à descendre du bus. Il n’arrivera pas au terminus, et vient d’ailleurs de retourner son véhicule et s’apprête à repartir. Ils se fâchent et retiennent son convoyeur, exgigeant qu’il leur rembourse l’argent de transport payé pour un trajet complet.
« Il devait nous amener à la gare [au centre-ville de Lubumbashi], explique une jeune femme. Arrivés ici, il vient de nous abandonner. La destination, c’est encore loin. On va faire comment? Il nous dit qu’on risque de l’arrêter au point de contrôle », explique la femme.
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Au même moment, un homme d’environ 70 ans se fâche lui aussi, et secoue le convoyeur. Avant d’ajouter que s’ils ne veulent pas payer les taxes, les automobilistes non en règle « n’ont qu’à garder leurs véhicules à la maison ».
Alors, qui paiera les taxes ?
Un taximan, par ailleurs, considère qu’il faudrait bien que chaque personne s’acquitte de ses taxes. Mais il déplore que certains dirigeants, dont des députés et magistrats, se soustraient à ce devoir. « Ils se promènent avec des [me « Laissez-passer » à la place des taxes. Cela dégoûte ceux qui ont l’intention de payer », se plaint-l.
Ainsi, à chaque campagne de contrôles des taxes automobiles, plusieurs conducteurs de taxis et bus arrêtent de travailler. Ils évitent, de cette façon, d’être contraint de le faire, jusqu’à la fin des campagnes. Payer ses taxes reste ainsi un problème pour plusieurs Congolais.













