Félix Tshisekedi rassure et encourage le chef de l’IGF

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Félix Tshisekedi

Le président Félix Tshisekedi a reçu l’inspecteur général des finances, le samedi 14 septembre 2019. Un geste qui rassure ce haut fonctionnaire de l’Etat, annoncé sous menaces. En raison, explique une enquête de RFI, de ses investigations sur la disparition de 15 millions de dollars américains du trésor public.

Dimanche 15 septembre 2019, c’est le porte-parole du président de la République qui l’a annoncé. Sur son compte Twitter, Kasongo Mwema Yamba Y’amba a souligné le souci pour Félix Tshisekedi de sécuriser un haut fonctionnaire. « Félix Tshisekedi l’a entendu, rassuré, encouragé », explique le porte-parole du président.

Vital Kemerhe « garde la confiance de Félix Tshisekedi »

Et puisque l’Inspection générale des finances a transmis le dossier à la justice, explique en plus Kasongo Mwema, le président ne peut plus s’exprimer sur l’affaire. « Silence “gêné” ? », interroge le porte-parole. Il répond : Non. Avant d’ajouter que c’est plutôt le « respect d’un principe démocratique. » Et qu’en plus, le directeur de cabinet Vital Kamerhe cité dans l’affaire de disparition de 15 millions de dollars, « garde la confiance de Félix Tshisekedi ».

Lire aussi: $15 millions des pétroliers RDC : la source de Rfi a un nom

La disparition de 15 millions de dollars, sur les 100 millions destinés à une compensation des compagnies pétrolières, crée un malaise à la présidence de la RDC. Parmi les noms cités, se trouvent Vital Kemerhe, proche du président. Mais aussi des membres du régime de l’ancien président Joseph Kabila. Notamment l’ancien ministre des finances Henry Yav Mulang ainsi que Georges Yamba Ngoie, conseiller chargé des questions financières au Cabinet du ministre de l’Économie.

L’ANR « devient auxiliaire du contrôle du bon fonctionnement de l’État »

Selon l’inspection générale des finances, les 15 millions de dollars n’auraient pas dû être versés sur le compte du Comité de suivi des prix des produits pétroliers. Alors qu’il n’y avait encore que des soupçons de détournement, le renseignement congolais (ANR), avait demandé une enquête.

Pour le porte-parole du président, cette affaire révèle finalement, « l’ancrage de la démocratie en RDC ». Hier, appareil de répression sécurocrate, explique Kasongo Mwema, « l’ANR, initiatrice du dossier, devient auxiliaire du contrôle du bon fonctionnement de l’État. Un Etat de droit. »

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