Coût élevé d’Internet : l’Assemblée nationale demande des explications

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En RDC, la commission Infrastructures de l’Assemblée Nationale a auditionné le ministre des PTNTIC Jeudi 12 Novembre. Augustin Kibasa devrait s’expliquer sur le coût élevé d’Internet et de la communication, en général.

Mais aussi sur la situation de la fibre optique, et son apport à la poste. Même elle est déjà à Kinshasa, le coût élevé d’Internet et de la communication étonne. Le ministre des PTNTIC devrait également rendre claire la question de la nouvelle taxe dans son secteur.

Le ministre Kibasa encore dans les collimateurs de l’Assemblée Nationale

Puisque sur ce point beaucoup d’interrogations se cristallisent en RDC. Et ce tant dans les milieux officiels que dans les rues du pays. A cause de cette taxe, Augustin Kibasa a même dû faire l’objet de plusieurs initiatives parlementaires.

Il s’agit notamment des questions orales avec débat des députés nationaux Guy Mafuta Kasongo, et Auguy Kalonji.

En effet, selon l’esprit de la politique du ministre des PTNTIC, cette nouvelle taxe veut que tout utilisateur d’un téléphone mobile paie 1 USD pour les appareils mobiles 2G. Ou 7 USD pour les appareils mobiles 3G, 4G.

Lire | RDC: le cadastre foncier à l’ère de la numérisation

C’est via son utilisateur mobile. L’ intérêt est que l’ARPTC, Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications le certifie. Une certification que rend possible un enregistrement dans le registre central de la base des données.

Seulement, dans le contexte de la RDC, cette taxe semble être de trop. Elle pourrait même bloquer le développement de la téléphonie mobile dans le pays. C’est notamment à considérer une étude qu’a publié GSMA. Laquelle étude a clairement démontré que la baisse des taxes sur le secteur des télécommunications en RDC sera profitable à l’État.

Des controverses autour de la taxe sur les appareils mobiles

En outre, les raisons qui entourent l’instauration de la taxe, et plus largement du système RAM, Registre d’Appareils Mobiles peinent à convaincre.

C’est par exemple le souci de reconnaître la contrefaçon des téléphones en RDC. Pourtant le pays ne dispose d’aucune usine de fabrication des smartphones. Idéalement, seuls les fabricants devraient donc mettre en place le système de contrôle.

Ou encore la question de la base des données GSMA. Qui, selon le ministre des PTNTIC, n’offre pas les mêmes garanties d’indépendance que le système qu’il met en place.

Une affirmation aussi froidement accueillie. Puisque le gouvernement de la RDC devrait mener sa lutte contre la contrefaçon des téléphones en collaboration avec la plateforme qui certifie les téléphones.

Parallèlement avec les services et entreprises du secteur au niveau mondial. C’est sans compter aussi que sur cette question une opacité plane sur la grille de répartition. Ainsi que sur les chiffres à mettre en œuvre.

Le coût élevé d’Internet et la communication

Par ailleurs, d’autres problèmes s’enlisent au niveau du ministère des PTNTIC. C’est à l’image du coût de la communication qui bancalise le développement de la téléphonie mobile en RDC.

Situation qui avait contraint quelques mois plus tôt le député Josué Mufula à adresser une question orale avec débat à Augustin Kibasa.

À cette époque, les sociétés de télécommunication en RDC avaient revu, selon le député national, à la hausse de manière subite et vertigineuse le prix de la communication. 1 GB qui coûtait 1 dollar était passé à 1, 5 dollar. Situation qui a d’ailleurs tendance à s’éterniser.

Un autre problème qui gangrènerait le ministère des PTNTIC serait de mettre en œuvre la poste en RDC. Alors que la fibre optique est aussi censée assurer le contrôle des lettres, et des colis. Situation qui devrait rompre avec de nombreuses pertes enregistrées jadis dans ce domaine.

De ce fait, la fibre optique se présente comme signe du développement de la poste. Surtout au cas où les villes qu’elle traverse comprendraient des réseaux d’exploitation.

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