Alors que le monde parle du vaccin contre le coronavirus, à Kolwezi, une ville de la province du Lualaba très fréquentée par les expatriés, beaucoup de gens peinent à reconnaître la gravité de la maladie. Cela, malgré l’augmentation des cas de contaminations jusqu’à 598 à mi-mars 2021.
Les gestes barrières ne sont utilisés qu’en cas de force majeure pour plusieurs personnes à Kolwezi. Quand c’est une obligation, par exemple, pour entrer dans un bâtiment où cela est exigé. Devant une banque, par exemple, tout le monde met son masque et lave les mains. Il faut une présence policière, par ailleurs, pour faire exécuter ces mesures à certains endroits.
Laver les mains, une peine perdue
Rien ou presque n’a donc chané pour le commun des mortels, avant et durant le coronavirus. Les marchés inondés, pas de distanciation sociale, pas de lavage de mains. Une situation qui s’explique en termes de temps.
D’abord la difficulté d’ordre communicationnel. Les autorités, depuis la déclaration de la pandémie au pays jusqu’à ce jour, se montrent peu rassuantes quand elles parlent de l’épidémie. Ensuite, il y a ce manque de suivi des mesures prises par le gestionnaire de la pandémie au niveau local.
Une police et de la discipline à Kolwezi
De la part des autorités, les stratégies se conçoivent pour stopper la propagation du virus. L’une de ces stratégies est la campagne du port de masque dirigée par la police, du reste disciplinée.
Lire | Vaccin Coronavirus, RDC : scepticisme et communication chaotique
Depuis deux semaines, les policiers sensibilisent sur le port du masque pour lutter contre le coronavirus. A l’inverse du la réputation qui leur colle à la peau, celle de la tracasserie, ces hommes en uniforme démontrent plutôt plus d’humanisme avec un seul message : « portez vos masques la maladie est certaine ».
Le masque pour la police et non contre la maladie
Pour plusieurs Congolais de Kolwezi, « le port du masque est pour craindre la police. Elle est partout dans du centre-ville, même sur les rues de la cité. Mais non pas pour lutter contre le coronavirus », explique Rose Tshota, une étudiante rencontrée dans un taxi-bus.
Curieusement, ce masque se met légèrement en dessous des lèvres, pour dire, juste pour ne pas se faire bloquer lors de son passage. Parfois, on le porte dans sa poche, pour n’en sortir que lorsqu’il est exigé, explique l’étudiante. « Cette histoire étouffe, je ne saurais tenir longtemps c’est juste pour traverser la route que je l’ai mise” ajoute t-elle.
Par contre, du côté de la police, le général Masandji qui en est le chef rassure que la stratégie vise à lutter contre le coronavirus. Que la police va en campagne pour la sécurité de la population.
Eric Cibamba










