Covid-19 et année scolaire : pour sauver l’année et les apprenants

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Année scolaire

L’année scalaire 2020 était déjà à ses 3/4 environ, en mars, lorsque le gouvernement déclarait l’état d’urgence. Une réaction publique à la crise de covid-19, qui a plombé l’année.

Le 10 août, les cours reprennent dans les universités, au primaire et au secondaire. Jusqu’à dimanche, la veille, aucune disposition officielle ne semble remettre à une autre date comme cela est arrivé pour la première rentrée fixée au 3 août. C’est la poursuite donc de l’année scolaire.

La crise de Covid-19 et l’ année scolaire 2020

Les cours reprennent pour seulement quelques jours. Puisque les enseignants et leurs élèves des classes terminales ont seulement un mois pour tout faire. Révisions, leçons non dispensées, examens et proclamation.

Tout est conçu pour sauver l’année scolaire, mise à mal par la pandémie de Covid-19. Ce qui, aux yeux de certains Congolais, est simplement regrettable.

Puisque, et c’est le professeur Bahati Lukwebo, qui le dit : il fallait prendre le courage de déclarer une année blancs. Et ainsi, parents et pouvoirs publics auraient le temps suffisant pour préparer en bonne et due forme une année réussie, après la crise.

Sauver l’année

Mais cette critique du politicien, ne semble pas se justifier selon deux acteurs de l’éducation. Kadi Kaswilo est président du syndicat des écoles Convention nées et privées catholiques, et Patrick Mukendi a été Secrétaire général académique de l’ESIS Salama. Une institution d’enseignement supérieur privée catholique de Lubumbashi.

Tous les deux s’affichent unanimes sur le fait que le temps accordé à l’EPST est minime. Mais, soutiennent-ils tous les deux : l’essentiel de l’année scolaire était accompli lorsque le Président Tshisekedi proclamait l’état d’urgence sanitaire.

« Un enseignant discipliné devait déjà terminé son programme, fin mars », explique Kadi Kaswilo. Et les matières non vues, propose-t-il, « qu’on les envoie dans la classe supérieure » où elles seront programmées dès la rentrée prochaine.

Des matières à reprogrammer

L’année était déjà à ses 75%, avant les vacances de Pâques, assure l’enseignant. Il ne restait plus que quelques 40 jours des cours.

Lire |RDC, EPST: à Lubumbashi, certaines écoles reprendront à leur manière

Au niveau universitaire et supérieur, le nouveau calendrier aménagé laisse plus de marge pour clôturer plus ou moins normalement l’année. L’année académique se prolonge jusqu’à décembre 2020, et la nouvelle est prévue en janvier 2021.

Pour Patrick Mukendi, il est aussi possible d’admettre des étudiants dans les classes supérieures avec des crédits horaires. Des cours à étudier en vue de compléter leur cursus.

L’année académique peut être validée dès que 75% des matières prévues ont été dispensées. C’est alors que « le reste des cours passe en complément », explique Patrick Mukendi.

Le défi, pour ceux qui tiennent au respect du programme des cours, c’est aussi pour les finalistes qui vont être diplômés. Comment évaluer les apprenants sur 75% des matières plutôt que la totalité ? Et pour ceux qui auront leur Bac : comment compléter les matières non vues?

CD

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