Le FMI fait pression et réclame la transparence sur les contrats miniers en RDC. situation qui tend à révéler des pratiques de corruption dans ce secteur, alors pilier de l’économie nationale.
En même temps qui vient relancer le débat sur la signature des contrats miniers en RDC. La signature dont l’opacité freinerait le développement du pays.
Des contrats miniers qui appauvrissent en RDC
Quelques mois avant l’ITIE tirait également une sonnette d’alarme. Dans son rapport du 4 Août 2019, l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives avait indiqué que l’accès à l’information sur les contrats miniers était faible.
Très souvent le flou plane sur les appels d’offre, les parts que prend l’État, les valeurs de production, l’affection des revenus miniers…, considère également l’ITIE.
Cette situation, en plus d’appauvrir, est inquiétante. Puisque les services de l’État et les entreprises devraient rendre publiques les informations nécessaires sur la gestion du secteur minier en RDC.
C’est notamment pour des raisons de transparence. Idéal, est d’assurer l’impact positif de l’exploitation des mines dans le social du peuple.
Aussi de conformité au code minier de la RDC. Lequel voudrait que soient publiés , en plus des contrats miniers, les rapports annuels d’activités des entreprises, de services de l’État, les cahiers de charge.
Des bourses occidentales pour la divulgation des informations sur les mines en RDC.
Toujours dans ce sens, la plupart de grands investisseurs miniers de la RDC seraient cotês en bourse à Londres, New-York et Toronto. C’est l’exemple respectivement de Glencore, majoritaire dans Kamoto Copper Company. De Freeport MCmoran, actionnaire majoritaire dans Tenke Fungurume Mining. Enfin de Banro installé notamment au Maniema.
De ce fait, les règles de ces bourses obligent la divulgation des informations techniques sur les opérations minières. Aussi sur les réserves géologiques, et sur l’environnement. Ainsi que leurs contributions à l’amélioration des conditions sociales des communautés riveraines.
De même, les articles 74 à 189 de l’acte uniforme de l’OHADA demandent aux entreprises des pays membres de rendre publiques les états financiers de leurs activités.
Des mines pour le social du peuple
Des conditions qui voudraient contribuer aux efforts d’accroissement de la transparence, et de la bonne gouvernance dans le secteur minier. Acte permettant notamment aux communautés d’engager des débats. Et de demander des comptes aux gouvernements, en l’occurrence celui de la RDC, sur la gestion des fonds. Et leur impact sur le social et au-delà sur l’environnement.
Seulement dans la pratique cet idéal manquerait cruellement. Alors que« l’État doit divulguer lui-même les contrats miniers pour la transparence et la bonne gouvernance économique» regrette l’ITIE.
La RDC fait partie des pays aux potentiels miniers énormes. En même temps elle reste l’un des plus pauvres de la planète.
Une pauvreté que renforcerait l’opacité dans l’exploitation de ses ressources minières. Alors qu’elles constituent le pilier de son économie.








