Des révélations liées au réchauffement climatique accusent Internet et l’ensemble du monde numérique. Loin devant le transport aérien, le numérique rejetterait plus des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Pourtant, des spécialistes craignaient encore, il y a peu, que le réchauffement climatique prive le monde d’Internet. Finalement, c’est peut-être ce dernier qui risque de réduire la vie de la planète en boostant son réchauffement.
« Le numérique émet aujourd’hui 4 % des gaz à effet de serre du monde, et sa consommation énergétique s’accroît de 9 % par an ». Ces chiffres annoncés par “The shift project” pourraient paraître peu significatifs. Pourtant, ils tiennent d’une étude qui accorde des scientifiques du monde militant pour sauver la planète.
« Internet à effet de serre »
Le titre évocateur « Internet à effet de serre » utilisé par le quotidien français Libération en dit long sur Internet et son rapport avec le climat. Le numérique, incontestablement la plus grande innovation de ces dernières années, n’est pas écologique. Sa consommation en énergie, par exemple, serait l’équivalent « de 40 centrales nucléaires ». Le monde des technologies est donc très polluant, « de la fabrication des terminaux aux data-centers en passant par les câbles sous-marins », explique-t-on.
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La français Anne-Cécile Orgerie, parlant de l’impact des technologies de l’information et de la communication (TIC), ne se montre pas rassurante. Elle dit que, se référant à des études déjà réalisées, « dans leur ensemble, les TIC, c’est-à-dire tous les équipements informatiques qui permettent de traiter, stocker, communiquer à distance par voie électronique, représentent entre 2 à 10 % des émissions de dioxyde de carbone, avec un consensus autour de 4-5 %. En comparaison, l’aviation représente environ 2 % des émissions de dioxyde de carbone ». Et à l’allure où s’accroissent les TIC, il y a des raisons de s’inquiéter quant aux émissions dans ce secteur à l’avenir.
Sommes-nous tous pollueurs ?
On ne devrait plus se demander quel impact sa personne a sur la planète tant qu’on utilise au moins un smartphone, et pire un ordinateur. L’accès à internet devient une circonstance aggravante. « Tout ce que vous faites ou presque comme acte de “consommation”, avec les outils technologiques [ndlr], génère une consommation d’électricité et/ou des émissions de gaz. Et surfer sur le web ne fait pas exception à la règle ». Une affirmation choc qui responsabilise tous les utilisateurs du numérique.
Mais imaginer un monde sans numérique aujourd’hui, si cela serait la solution, parait inconcevable. Les pratiques devraient plutôt être repensées afin que les internautes deviennent plus éco-responsables.
Fidèle Bwirhonde










