La ville de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, fait face à une nouvelle épidémie de choléra. Au moins 8 personnes en sont mortes, et 268 cas ont été recensés depuis plus de 3 semaines. C’est ce qu’a indiqué à la télévision Kyondo, le médecin responsable de la lutte contre la maladie.
Dans une interview accordée à Kyondo, le 28 mai, Franck Bitilasi (point focal de la riposte) a fait part d’une situation bien préoccupante qu’annoncée avant. La veille, plusieurs médias ont rapporté entre 103 et 113 cas de choléra. Mais la situation réelle va au-delà de ces chiffres qui ont sans douté filtré par des canaux officieux.
Kamalondo, l’épicentre du choléra
L’épidémie de choléra à Lubumbashi, en effet, fait souvent l’objet d’une communication officielle souvent moins fluide. Depuis août 2018, par exemple, la précédente épidémie de choléra n’avait été déclarée qu’en janvier 2019. Le Haut-Katanga enregistrait alors 1304 cas dont 64 décès sur l’ensemble de la province.

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Cette fois, les autorités réagissent rapidement, et n’ont pas voulu geler la nouvelle comme avant. Au total, la ville compte 10 sites à ce jour identifiés, où se développe la maladie. Mais la zone de santé de Kamalondo, contiguë au centre-ville, compte à elle seule une soixantaine de cas. Ce qui en fait à ce jour, l’épicentre de l’épidémie.
Les éléments communs à tous les points qui font face à cette épidémie restent l’eau, qui n’est pas souvent sécurisée ou disponible pour tous. Et, l’assainissement du milieu qui, en général, reste lacunaire dans certaines quartiers.











