UDPS – Assemblée nationale : Une leçon de non-radicalité

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La future première vice-présidente de l’assemblée nationale s’appelle, vraisemblablement, Patricia Nseya. Avec sa désignation, le parti présidentiel, UDPS, vient de consommer une contradiction. Surtout, le parti apprend à emprunter des voies médianes.

Mais tant mieux pour UDPS et l’Assemblée nationale, si c’est pour le mieux et le bien de la République. Puisque, plus vite cette élection aura lieu, plus vite la crise entre les regroupements politiques de Joseph Kabila et Félix Tshisekedi passera.

Patricia Nseya pour remplacer Jean-Marc Kabund

La destitution de Jean-Marc Kabund a rajouté aux nombreux points de divergences entre les deux alliés du gouvernement.

Le parti présidentiel, UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) a désigné, lundi 8 juin, Patricia Nseya à la candidature à la 1re vice-présidence de l’Assemblée nationale.

Si les députés votent en sa faveur, et c’est quasiment acquis d’après l’accord de partage de pouvoir entre le FCC et le CACH, elle remplacera son collègue du parti destitué en mai 2020.

En réaction à cette destitution, l’UDPS a dans un premier temps, refusé de désigner un candidat pour remplacer Kabund.

Le parti disait alors ne pas trouver l’opportunité d’une telle procédure. Une sorte de fin de non recevoir à la demande du Bureau de l’Assemblée nationale, en vertu de l’Accord de portage du pouvoir.

Le FCC fonce, Udps-Tshisekedi réfléchit

Ce refus a vite le mérite d’insinuer une possible nouvelle crise entre les alliés du régime au pouvoir en RDC. Mais, le FCC a semblé déterminé à aller jusqu’au bout, en publiant le calendrier de l’élection du successeur de Kabund.

À l’UNC, parti majeur de la plate-forme CACH (Cap pour le changement), a sans doute rajouté a cette pression. Puisque certains de ses élus ont fait savoir qu’ils pourraient présenter un candidat à ce poste, si l’UDPS ne persistait dans le refus.

Finalement, le parti présidentiel bien réputé pour ses positions tranchées, a montré un peu de flexibilité. D’abord, le directoire du parti va se rendre d’un communiqué qui prend acte de la destitution de son vice président Kabund.

Le parti invite même ses élus a désigner un candidat à la succession du député destitué au poste de premier vice-président de la chambre basse du Parlement.

Puis, il y a le député du même parti Coco Mulongo, élu de Lubumbashi dans le Haut-Katanga, qui déclare sa candidature. Il n’attend pas d’être désigné par ses pairs ni par le parti.

C’est seulement après cet épisode que, le parti qui est passé d’un refus à un intéressement un peu timide, a vite progressé. La députée de Likasi, Patricia Nseya, va représenter l’UDPS à l’élection du 12 juin.

Sur la voie de la non-radicalité

La leçon de la vie, dans cette histoire, semble finalement que le parti présidentiel apprend à emprunter la voie médiane.

Lire | PPRD vs UDPS: l’heure des appels au calme

Réputé radical, le parti d’Etienne Tshisekedi, père de l’actuel président de la RDC, a souvent brillé par des positions tranchées qui l’ont souvent fait passer à côté des occasions de gouverner ou carrément prendre le pouvoir.

La voie de la non-radicalité, c’est justement celle qui s’impose à l’ UDPS si elle veut réussir sa coalition avec le FCC. C’est en partie, le déficit de cet entendement du contexte actuel du pouvoir en RDC, qui explique certains confits entre les deux alliés.

DM

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