Consultations nationales en RDC : une aubaine pour les exilés politiques?

In Politique

En RDC, les consultations nationales ont démarré lundi 2 Novembre. Dans la ligne de mire, la création d’une Union Sacrée pour la Nation. Volonté du président de la République, Félix Tshisekedi.

Déjà, toutes les institutions d’appui à la démocratie devraient prendre part aux consultations nationales dès 2 Novembre.

Il s’agit notamment de la Commission Électorale Nationale Indépendante, CENI. Aussi du Conseil National de Suivi de l’Accord, CNSA. Enfin du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication, CSAC.

Plusieurs personnalités aux consultations Nationales

De même, beaucoup de figures de la société civile étaient attendues. C’est le cas de monseigneur Laurent Monsengwo, ancien Cardinal de l’Eglise Catholique de la RDC. Ainsi que le révérend André Bokundoa, représentant légal de l’Eglise du Christ au Congo, ECC.

Mais si jusque-là le mystère plane sur l’issue de ces pourparlers, il demeure cependant évident que les cartes seront rebattues.

Dans ce sens, des préalables à l’Union Sacrée pourraient même voir le jour. Notamment la libération des présumés prisonniers politiques. Au nombre desquels figurerait Vital Kamereh, président de l’UNC.

Ou encore le retour de quelques exilés politiques. Dans ce sens, quelques noms ont commencé à émerger.

C’est le cas de Joseph Mukungubila. Ayant obtenu son exil en Afrique du Sud depuis 2014, le chef religieux n’a pas, lui-même, hésité de faire part de sa volonté de prendre part aux consultations.

« Vu la situation chaotique dans laquelle se retrouve mon pays la RDC. Moi Mukungubila, en tant qu’homme politique congolais et chef religieux, je me vois dans l’obligation de pouvoir assister à cette consultation initiée par le président Félix Tshisekedi», a-t-il lancé sur son compte officiel.

Mukungubila, un soutien de plus à Tshisekedi ?

Cette hypothèse pourrait donc avoir une nouvelle donne dans la situation politique en RDC. Puisque le pasteur Joseph Mukungubila serait encore en froid avec l’ancien président Joseph Kabila. A propos, Il pourrait donc composer avec le président Félix Tshisekedi.

Surtout que l’administration du président honoraire, l’aurait chargé d’accusations qui le contraignent de prolonger son séjour en Afrique du Sud.

Selon cette administration, Mukungubila est présumé instigateur des attaques du 30 décembre. Lesquelles attaques avaient eu lieu dans trois villes de la RDC.

Lire aussi | Baromètre sécuritaire Nord-Kivu : les massacres de civils montent

D’abord à Kinshasa où un groupe de jeunes indentifiés comme étant adeptes du guide spirituel aurait simultanément attaqué la RTNC. Aussi l’État-major général. Ainsi que l’aéroport de N’djili.

Au même moment, d’autres attaques étaient signalées à Lubumbashi, actuel chef-lieu de la province du Haut-Katanga. Et à Kindu, dans le Maniema.

Des allégations que le chef religieux avait rejetées en bloc. Affirmant même être victime de Kinshasa. C’était lors d’un point de presse du jeudi 22 mai à Johannesburg.

Des lettres de Mukungubila contre Joseph Kabila

Selon lui, ses adeptes n’avaient pas attaqué ces villes. Ils avaient plutôt protesté contre le bombardement de sa résidence à Lubumbashi.« L’armée est venue bombarder ma résidence à Lubumbashi.

La nouvelle de ce bombardement dont j’ai échappé mais qui m’a obligé à fuir avec sa famille, a entraîné une manifestation de colère. pas une attaque de mes adeptes », a-t-il expliqué.

Une explication qui lui a valu l’obtention de gain de cause. Puisqu’ en mai 2015, son procès avait pris fin. La justice sud-africaine ayant décidé d’abandonner les poursuites à son encontre. Et donc de rejeter la demande d’extradition qu’avait formulée le gouvernement congolais pour « insuffisance de preuves. »

Depuis des années, Joseph Mukungubila a adressé de multiples lettres à la communauté internationale. L’ intérêt étant d’interpeller sur la crise politico-humanitaire que le pays aurait vécue sous l’ère du régime Kabila.

C’est donc dans ce contexte que Joseph Mukungubila tient à participer aux consultations politiques de la RDC.

Willy Mbuyu

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