Unilu: Françoise Kat Kambol obtient son doctorat en sociologie

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Françoise Kat Kambol

La Cheffe de Travaux Françoise Kat Kambol vient d’obtenir son doctorat en sociologie à l’Université de Lubumbashi. Jeudi 19 novembre, elle a soutenu publiquement sa thèse sur les représentations et les pratiques sociales sur l’enfant drépanocytaire.

Les recherches de Françoise Kat Kambol ont démarré en 2015. Elles ont porté sur l’enfant souffrant de drépanocytose. Une maladie génétique a coeur de représentations et pratiques sociales que l’auteur a analysé à travers plusieurs grilles de lecture.

Du genre, dans une affaire de drépanocytose

L’auteur a, par exemple, insisté sur les aspects du genre autour de la prise en charge de cette maladie. Aussi bien au niveau de la famille que de l’hôpital, des églises ou milieux religieux et des soignants traditionnels u pratiquant de la médecine africaine.

La thèse montre que les représentations sociales qu’on a de l’enfant drépanocytaire à Lubumbashi sont généralement négatives. Conséquence, elles ne favorisent pas son épanouissement et sa prise en charge sociale.

Bien plus, ces représentations qui montrent notamment la drépanocytose comme une malédiction ou de la sorcellerie, créent des divisions. Surtout en famille, et l’enfant en pâtit. Puisqu’il ne peut généralement bénéficier de la jonction des efforts par les parents.

Ces derniers, à cause d’une maladie qu’ils n’acceptent pas ou refusent de reconnaître, viennent souvent à se diviser, à divorcer. C’est souvent parce qu’un d’eux refuse la maladie comme impliquant sa responsabilité. Ou encore, parce que des proches encouragent une séparation.

La Coresponsabilité interactionnelle

Bien plus, les autres acteurs impliqués dans la prise en charge de la drépanocytose en rajoutent à ces maux en agissant en vase clos. Aussi se positionnent-ils parfois comme des adversaires ou ennemis.

La médecine moderne, par exemple, n’exploite pas du tout les pistes avancées par les soignants traditionnels comme possiblement efficaces.

Des religieux se positionnent aussi comme détenant une solution que les autres acteurs ne peuvent avoir.

Une option se dégage ainsi de ces positionnents. Il s’agit de fédérer les énergies et de penser une synergie d’actions. La cheffe de Travaux Françoise Kat Kambol appelle cela corresponsabilité interactionnelle. C’est l’idée forte de sa thèse qui reste encore à explorer.

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Didier Makal

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