Le lycée Lubusha, dans le Haut-Katanga, risque-t-il de disparaitre ? Les activités minières aux alentours menacent cette institution historique. C’est une de plus grandes écoles pour filles dans la province, à environ 80km de Lubumbashi. Ses élèves, inquiètes des conséquences de ces activités minières, ont manifesté dans la rue à Lubumbashi, ce 7 juillet. Elles exigent le renvoi immédiat des Chinois installés dans leur concession.
Rangées derrière des banderoles résumant le sens de leurs revendications, les élèves du lycée Lubusha ont enchaîné des chansons devant l’archevêché de Lubumbashi. Elles étaient aux côtés de leurs condisciples des écoles Imara, Tshondo et Tuendeleye de Lubumbashi. Une présence qui veut impliquer les prélats catholiques dans leur lutte pour le renvoi des mines chinoises. Mais surtout pour la sauvegarde du lycée Lubusha.
Destruction et pollution de l’air à Lubusha
En effet, pour les élèves manifestantes le message est clair : Le lycée Lubusha est une affaire de toutes les générations. « Lubusha hier, aujourd’hui et demain pour la bonne éducation de la jeune fille Congolaise », pouvait-on lire en grand sur l’une des banderoles. Une formule qui appelle à la sauvegarde de cette institution scolaire.
En plus de s’insurger contre la destruction physique de leur lycée qui présenterait déjà des fissures à la suite d’explosifs, les élèves accusent également les exploitants de polluer l’environnement. En témoignent, les nombreuses séquences de poussière ambiante qui salissent leurs « dortoirs et objets scolaires ».
Des prêtres impliqués dans la vente du lycée Lubusha ?
Cela pourrait avoir des conséquences sur leur santé, notamment avec des maladies respiratoires que la poussière peut entraîner. En plus, la concentration des élèves aux cours aurait diminuer. Elles sont constamment dérangées par les exploitations. Leur éducation est donc impactée.
C’est d’ailleurs ce que condamne Jean Kitwambi. le politologue et blogueur de Lubumbashi regrette que la RDC qui «aurait déjà sacrifié ses ressources du sous-sol», soit prête à « sacrifier l’éducation.»
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Dans une lettre de mise au point du 13 août 2019, l’archevêque de Lubumbashi donnait des signaux inquiétants. Deux prêtres étaient impliqués, disait-il, dans la vente d’une partie de la concession du lycée Lubusha. Feu Monseigneur Jean-Pierre Tafunga avait ajouté que les enquêtes étaient en cours pour établir les responsabilités. Mais après son décès, on n’a plus les nouvelles de l’évolution du dossier.
Willy Mbuyu











