Banditisme et insécurité à Lubumbashi, la ville souffre dans plusieurs de ses quartiers. Quelques 400 personnes ont exprimé leur colère ce 21 juillet devant le bureau du quartier La Voix, par exemple. Elles dénonçaient l’assassinat d’un habitant du quartier et les blessures par balles d’un autre. Un assassinat de trop dans une ville où les quartier périphériques du centre-ville sont en proie à l’insécurité.
Nous sommes dans la cellule Kawama, commune Annexe. Ici comme dans beaucoup d’autres quartiers de la ville, la montée de l’insécurité inquiète. Les nuits sont terribles et sanglantes et ce depuis assez longtemps.
Du Sang et de la colère dans la population
D’après les témoignages, 4 hommes d’une brigade citoyenne de sécurité passaient des nuits dans un local sans toiture. Ils se mettaient ainsi à l’abri espérant alerter sur d’éventuelles incursions nocturnes de bandits. Contre toute attente, un groupe de présumés bandits a surgi ouvrant le feu sur deux de ces gardes bénévoles du quartier La Voix. Conduits d’urgence dans une structure médicale, l’un a succombé à ses blessures, alors que l’autre est resté agonisant. « La femme de la victime, désormais veuve est une pauvre vendeuse des légumes », regrette un témoin de l’assassinat.
Sur la scène du crime, du sang, des douilles témoignent de l’horreur vécue cette nuit. En effet, les balles qui retentissaient habituellement dans le quartier étaient l’œuvre des cambrioleurs qui cherchaient à terrifier la population avant d’opérer. Cette fois, elles ont ciblé les gardiens volontaires de la paix. Ce qui va amplifier la terreur dans la population, hélas ! « Comme les bandits commencent à nous tirer dessus, ça signifie que l’insécurité prend une nouvelle dimension », se désole une femme trouvée sur le lieu du drame.
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Il y a peu encore, le ministère provincial de l’intérieur au Haut-Katanga a décidé de mettre sur pied des barrières policières nocturnes sur les grandes artères de Lubumbashi. Mais c’est une méthode que beaucoup jugent peu efficace à cause notamment de la complexité du banditisme urbain. Aussi, aucun résultat n’est espéré sur le terrain. Ce banditisme est accentué par l’enclavement de beaucoup de quartiers de la ville où la police ne intervenir même quand elle le veut.
Willy Mbuyu











