Espace Katanga: des réactions après la violation du domicile de Katumbi à Kashobwe

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Police contre Katumbi à Kashobwe

Depuis l’annonce de premiers résultats des élections présidentielles en RDC, le climat reste tendu et une guerre froide semble couver. La semaine dernière, des forces de l’ordre ont été envoyées à Kashobwe, village natal de Moïse Katumbi, arrivé deuxième aux élections présidentielles de 2023 en RDC. Selon des sources officielles, c’était pour rétablir l’ordre après la vandalisation des biens d’autrui en réponse à ce que les installations du parti politique de Katumbi à subi dans certains coins du pays. Mais le 8 janvier 2024 dernier, l’encerclement de la résidence de Moise Katumbi par des hommes armés a été perçu comme une provocation, un mal de trop et une atteinte aux valeurs démocratiques. D’où des vives réactions de partout.

Parmi ces réactions, il y a celle du Comité de suivi du forum de réconciliation des fils et filles du Katanga. Celui-ci a réagi ce 9 janvier à partir de Lubumbashi condamnant la violation de la liberté de mouvement de l’opposant Katumbi0. Ce comité a fait une déclaration via un communiqué de presse titré “Pourquoi seulement le Katanga et au Katanga ?

Dans ce communiqué de presse, les auteurs exigent l’évacuation des forces armées de la résidence de Katumbi tout en exigeant. En outre, ils fustigent les intimidations contre d’autres congolais et la militarisation jugée excessive de l’espace katangais. Ce qui se passe est une situation malheureuse qui « ne peut nullement contribuer à la cohésion nationale et à la cohabitation pacifique de nos peuples », regrette ce communiqué de presse.

Lire aussi: Kashobwe : Portrait d’une terre où Moïse Katumbi est un dieu

La situation tendue à Kashobwe a pu revenir à l’ordre grâce à l’intervention du gouverneur Jacques Kyabula, à en croire son propre message sur les réseaux sociaux. Cependant, il ne reconnait aucun ordre donné aux forces de l’ordre de s’en prendre à l’opposant Katumbi. Entre-temps, les partisans de l’opposant redouteraient qu’on s’en prennent à sa personne.

« Aucune instruction n’a été donnée dans le sens de restreindre la liberté de circuler de qui que ce soit à Kashobwe. Dès que nous avons appris ce faux pas commis par quelques éléments des forces de l’ordre (…), nous avons immédiatement ordonné la levée de cette barrière, chose qui a été aussitôt faite.»

Faut-il noter que la constitution de la RDC garantit à toute personne, sur le territoire national, le droit de circuler librement (Art. 30). Lui en priver est une violation.

Par Fidèle Bwirhonde

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