Le roi Philippe II et la reine Mathilde de Belgique ont foulé le sol de Lubumbashi à 12h15. Ils sont arrivés à bord d’un avion militaire. La Belgique a mobilisé un dispositif sécuritaire important. En plus, le roi est accompagné de près des 50 journalistes sans compter ceux qui l’ont précédé dans le Haut-Katanga.
Les Belges venus accompagné leur roi étaient les seuls habilités à filmer Philippe II et Mathilde oui c’est leur roi cependant la presse locale avait aussi ses autorités qui avaient droit au chapitre de la médiatisation. Malheureusement.
Le congolais complice
Les règles sont visiblement dictées par le service interne de la présidence de la République Démocratique du Congo : pas de contrôle sur les sujets Belges. Pourtant, tous les autres sont contrôlés. Tout le monde est suspect. Une image de suprématie qui se cache mal derrières des raisons de sécurité voulue renforcée. Le sentiment d’infériorité qu’éprouvent certains Congolais sur place finit par fâcher.
Le déplacement des journalistes de Lubumbashi qui ont fait le déplacement de l’aéroport ne content guère, lui aussi. Il semble ne pas échapper, lui aussi, au relent de discrimination ambiante. Les journalistes belges, eux, sont dans un bus affrété par le gouvernement congolais. Les journalistes venus de Kinshasa montent à bord des jeeps acquises pour la circonstance.
La presse locale se trouve ainsi reléguée au dernier rang. C’est une véritable image de discrimination que donne à voir cette visite, dans un pays qui attend de la Belgique respect et considération.
Eric Cibamba











